Le 24 novembre 2026, la maison d'édition du Vatican rendra public le texte en italien du Journal spirituel du Pape François, qui paraîtra en français chez les Éditions Albin Michel (mais aussi en espagnol, en anglais et en portugais par les bureaux respectifs de Penguin Random House). 
 
L'ouvrage commis par le cardinal Víctor Manuel Fernández, offre un ensemble de notes d'une valeur et d'une importance exceptionnelles, permettant une meilleure compréhension du Pape jésuite, qui a dirigé l'Église catholique du 13 mars 2013 jusqu'à sa mort le 21 avril 2025.
«Le Journal spirituel du Pape François», trente ans de notes personnelles
 
La Librairie éditrice du Vatican a annoncé ce 5 octobre la parution à venir de cet ouvrage du cardinal
Víctor Manuel Fernández, Préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi. Proche collaborateur de François,
il y présente et commente les notes prises par Jorge Mario Bergoglio de 1992 à 2024 et permet ainsi de mieux connaître sa personnalité et sa vie intérieure.
Un cadeau, une surprise, une chance et une mission pastorale: voilà tout ce que le Pape Léon XIV voit dans le phénomène des baptêmes d’adultes, comme il l’a déclaré à l’Institut catholique de Paris ce samedi matin au cours de son voyage apostolique en France. L’évêque de Troyes, Mgr Joly, ne peut qu’approuver ces propos comme il l'a confié à Radio Vatican-Vatican News.
 

Mgr Joly, comment expliquez-vous l’essor extraordinaire des baptêmes de jeunes adultes en France?
C’est certainement une grande surprise et on découvre cette venue inattendue de toutes ces personnes, notamment de jeunes adultes. On commence simplement à essayer d’analyser, c’est un peu le début.
Mais je pense que dans une société sécularisée où la question de la foi en France, avec la question de la laïcité parfois un peu durcie, doit presque rester uniquement dans le domaine privé, il ne faut presque pas en parler. En fait, il y a une certaine soif et d’une certaine manière, plus on contraint cette soif, plus cette soif s’exprime. Et puis je pense aussi que dans un monde où l’écoute n’est pas si présente et souvent pas gratuite, le Christ, et j’espère l’Église, est un lieu où on peut être écouté. Pour un certain nombre de personnes, ça joue donc un rôle assez important. Et puis je pense que les gens ont beaucoup de blessures, traversé beaucoup d’épreuves, parce que dans les lettres qu’ils nous écrivent, on voit bien qu’il y a beaucoup d’épreuves. Et la société cherche plutôt à donner des solutions pour régler des problèmes, alors qu’en fait, le besoin, c’est d’être accompagné. Et peut-être qu’ils trouvent aussi dans l’Église un lieu pour être accueilli avec ce qui est abîmé et la possibilité de pouvoir cheminer.
 
Que change l’arrivée de nombreux catéchumènes pour l’Église en France?
Ça change petit à petit, mais je pense que, jusqu’à présent, on avait l’habitude de préparer des catéchumènes au baptême, donc avec une petite équipe de gens très généreux qui se formaient et qui préparaient ainsi, avec un chemin de catéchèse, quelques éléments, la découverte aussi de la Messe dominicale et préparaient aussi au baptême. En fait, c’est la communauté chrétienne tout entière qui est invitée à cheminer avec les catéchumènes, en faisant découvrir que la vie de l’Église, ce n’est pas que la Messe dominicale, mais c’est aussi tous les autres aspects qui font une Église. Une Église qui transmet la foi avec la catéchèse, une Église qui vit la charité avec la Caritas, une Église qui est située aussi dans la société, dans la vie des gens, une Église qui accompagne ceux qui sont blessés, qui va visiter ceux qui sont seuls. Donc ils découvrent petit à petit, dans la vie paroissiale, tout ce qu’est l’Église. Je pense que si ça bouscule la communauté dans la manière de les accompagner, ça bouscule aussi la communauté dans sa manière de vivre, parce que c’est leur donne un autre regard.
 
Comment mieux accompagner les néophytes après leur baptême?
Peut-être qu’un des points qui aident, c’est de faire connaître à ces catéchumènes l’expérience des premières communautés chrétiennes, des communautés primitives, qui étaient des communautés où on se rassemblait avec une vie fraternelle, autour de la prière, du partage, de l’annonce de la foi, de la charité. Parfois, nos communautés sont très grandes. Avoir des petites communautés et permettre aux personnes de cheminer petit à petit au sein d’une communauté les aide à avancer et à découvrir ce que le Christ peut leur proposer.
Gudrun Sailer - Cité du Vatican
Hausse des baptêmes d'adultes en France:
Mgr Joly y voit une «soif de foi»
 
Lorsque des adultes demandent à être baptisés, ils ont besoin d’un accompagnement intensif non seulement avant, mais aussi après leur admission dans l’Église catholique. C’est ce qu’a déclaré ce samedi à Paris le Pape Léon XIV, et c’est également l’avis de l’évêque français Alexandre Joly, qui a enregistré dans son diocèse de Troyes une augmentation de 300 % des baptêmes d’adultes en l’espace de quelques années.
«Ce sont précisément les voix des plus jeunes, qui se confient à lui avec confiance, qui trouvent un accueil particulier dans le cœur de Dieu», a-t-il souligné. Tout au long de la semaine – du 1er au 7 octobre –, des communautés du monde entier, séparées par la langue et la distance, seront unies dans leur prière pour la paix. «En contemplant le Christ ressuscité, nous demandons que la peur et la haine n’aient pas le dernier mot», a déclaré le cardinal Koch.
 
Un cadeau spécial
Dans son message, Léon XIV a souligné l’importance de cette initiative et a exprimé sa joie d’être présent aux côtés des enfants, des parents et des prêtres. Encourageant les enfants, le Pape leur a rappelé qu’ils demandaient à Jésus et à Marie «un cadeau spécial: la paix pour tous les enfants du monde, en particulier ceux qui vivent dans des régions en guerre, dans tant de pays à travers le monde».
 
Il a décrit le rosaire comme une «prière simple que tout le monde peut réciter» et a qualifié les fleurs que les enfants avaient offertes au début de chaque dizaine de signe d’amour. Le Pape les a invités à méditer sur les moments importants de la vie de Jésus, «lorsqu’il a apporté la lumière et la paix à de nombreuses personnes». Il a notamment évoqué le baptême de Jésus dans le Jourdain, la transformation de l’eau en vin lors des noces de Cana, la proclamation du Royaume de Dieu, sa Transfiguration et l’institution de l’Eucharistie dans le Cénacle.
 
Léon XIV a exhorté les enfants à ne jamais oublier ces moments où Jésus «nous a fait de merveilleux cadeaux» et à en être reconnaissants, ainsi qu’à «lui demander avec confiance, tous ensemble: Donne-nous la paix».
 
Cinquante millions d’«Ave Maria»
En conclusion de son message adressé aux enfants et aux familles, le Souverain pontife a souligné que les personnes présentes dans les jardins du Vatican tout au long de cette semaine (du 1er au 7 octobre) ne sont pas les seules à prier. Environ un million de voix se joignent à eux dans cette prière.
 
«Pensez-y», a-t-il souligné: «Cinquante millions d’“Ave Maria” s’élevant vers le Ciel depuis toutes les régions
du monde et dans toutes les langues, implorant la paix, s’unissant comme un immense chapelet, embrassant tous les continents, tous les peuples et toutes les nations du monde.»
 
En priant ensemble le chapelet à la Grotte de Lourdes, il a rappelé à toutes les personnes présentes qu’elles s’engageaient à bien se comporter où qu’elles se trouvent: à la maison, à l’école, au catéchisme, avec leurs parents et lorsqu’elles jouent. «Les prières doivent également s’accompagner de bonnes actions et d’actes d’amour», a expliqué Léon XIV. «C’est ainsi que la paix grandit.»
 
Alors qu’un million d’enfants à travers le monde récitaient le chapelet pour la paix, environ 1 200 de ces voix provenaient des jardins du Vatican en ce premier jour du mois dédié au rosaire, jeudi 1er octobre. Des enfants issus de paroisses et d’écoles de la région de Rome se sont rassemblés à la grotte de Lourdes avec le Pape Léon XIV pour donner le coup d’envoi de l’initiative de l’Aide à l’Église en détresse intitulée «Un million d’enfants prient le rosaire». Pour souligner la dimension mondiale de cette initiative, chacune des cinq dizaines a été récitée dans une langue différente: l’italien, l’espagnol, l’ourdou, l’allemand et l’arabe.
 
Ce chapelet marque le début d’une initiative d’une semaine visant à attirer l’attention sur «les souffrances et les espoirs des peuples» à travers le monde: les enfants d’Ukraine et toutes les victimes de la guerre; les familles au Liban, en Syrie et en Terre Sainte; les chrétiens persécutés au Pakistan et partout dans le monde; la réconciliation au Soudan du Sud; et les familles à Cuba et au Venezuela.
 
Avant de réciter la prière mariale, le cardinal Kurt Koch, préfet du dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens, a expliqué que cette initiative est une invitation lancée aux enfants pour qu’ils découvrent qu’«avec Marie, ils peuvent présenter les souffrances du monde à Jésus».
Un chapelet au Vatican pour «la paix pour tous les enfants du monde»
À la grotte de Lourdes, dans les jardins du Vatican, 1 200 personnes
- dont 700 enfants -se sont jointes au Pape Léon XIV
pour réciter le chapelet en cinq langues, offrant cette prière mariale
pour que cesse la violence dans le monde entier.
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